Revue de Presse

 

Papier par Alex Monaghan ( Juillet 2018)

http://www.folkworld.de/66/e/cds1.html#fgui

A teenage founder member of the very exciting 1980s band Ar Re Yaouank, button box maestro Fred Guichen has long been at the heart of the new wave of Breton music, following on from Alan Stivell and Dan Ar Braz and Soig Siberil. There are certainly elements of their music here, and plenty of echoes of the older Breton tradition, but almost all of this album is Guichen’s own compositions – with performance assisted by the great and good of Brittany and Ireland, including Dónal Lunny, Jacques Pellen, Sylvain Barou and other names you may recognise. Dor an Enez has the distinctive modal cadences and mysterious trance-like cycles of Breton traditional music, but it also has a more modern aspect. Guichen’s arrangements are painstaking, precise, perhaps a little drawn-out for Scottish and Irish ears, but perfectly in keeping with the long dances of the Fest Noz. Swirling rhythmic pieces alternate with softer short interludes on solo accordion, almost incidental music: the plaintive Call to Ireland, the more formal Angelus, and the intriguing Sorry Tales. On the longer tracks, changes of instrumentation provide the variety: flute, fiddle, guitars, with Fred’s button box the only constant. The traditional piece Koad Freo employs the classic Breton combination of bombarde and biniou khoz, the shrill high F pipe of Brittany. The toe-tapping slide Son of Tipperary adds sparkling banjo by Pierre Muller, a high point of this album for me. After dances and airs, sad pieces and stomping festival tunes, the final track is a complete change: a solo air on highland pipes in the ancient piobaireachd style of the Scottish clans, a striking end to an hour of truly original music

 

Papier par Dani Heyvaert  

Juillet 2018

https://www.rootstime.be/index.html?https://www.rootstime.be/CD%20REVIEUW/2018/JULI1/CD22.html

 

 

Le Cri de L’Ormeau ( Juillet 2018) Par Karr Nij .

Il officiait à l’accordéon diatonique dans Ar Re Yaouank, groupe légendaire qui avait dynamité le monde pépère du fest-noz dans les années 1990, et il a rebondi en entamant une belle carrière de soliste. Fred Guichen sort ici son 3e disque solo. Solo certes, mais en belle compagnie dans certains morceaux… Qu’on en juge : Donal Lunny, Sylvain Barou, Jacques Pellen, Sylvaine Guichen et quelques autres sont venus apporter leurs sonorités et leurs idées à cet album. La plupart des thèmes sont nés de l’imagination de Fred Guichen, compositions où l’on reconnaît rapidement sa signature mélodique. Son toucher décline une palette de couleurs variées, depuis ces longues complaintes inspirées sans doute par la magie des lieux qui l’entourent jusqu’aux danses toniques qui ramènent aux années de furieux festoù-noz. Ces dernières, une gavotte des montagnes, une dañs plinn et une jig irlandaise, font justement l’objet de soins particuliers grâce aux interventions efficaces de l’équipe qui entoure le maître d’œuvre qui sait bien ce que faire danser signifie ! Fred Guichen s’est installé dans le gratin des accordéonistes bretons avec ses particularités liées à son cheminement. De l’artisanat et du bon goût !


- Karr Nij


 

https://www.letelegramme.fr/musique/fred-guichen-il-ouvre-les-portes-de-son-ile-17-04-2018

Par Armelle Lasbley-Menguy

« Dor an Enez ». « La porte de l’île » en français, est le 3e album solo de l’accordéoniste trégorois Fred Guichen. Sorti le vendredi 13, le musicien croit en la providence, comme en la chance. Il invite ici à entrer dans la danse, mais pas seulement.
Devenu une référence majeure de la musique bretonne et celtique, reconnu comme accordéoniste dans le monde entier, Fred Guichen sort le 12e disque de son aventure musicale et le 3e sous son propre nom.
« J’emmène les gens dans la musique bretonne et la danse en défendant cette culture non-stop, tout comme tous les musiciens choisis pour être autour de moi, parce que c’est ça qui fait l’truc, que le fest-noz est toujours aussi attrayant, que ça reste ma culture et ma vie ».

Une grande douceur


Pour autant, si Fred invite plus que jamais à la danse, il n’est à la conquête de rien du tout. « Y’a pas de question à se poser ; je ne suis pas là pour faire du score, je n’ai aucune leçon à donner à personne, je propose des choses et les gens me suivent, ou pas ». Sauf que Fred reste un grand traqueur, toujours humble, et qu’il ne viendra jamais dire qu’il a ce quelque chose d’indéfinissable au bout des doigts, à la fois léger et profond, d’une énorme sensibilité, et que de son disque émane une très grande douceur.
Ce nouvel opus s’ouvre par une valse magnifique, « Noces Bretonnes » écrite en 1992, juste avant son mariage, mais qu’il avait laissée de côté dans un tiroir parce que son groupe de l’époque, Ar Re Yaouanck, n’en voulait pas ! Il aura fallu attendre 2017 et la légende de la musique irlandaise Donal Lunny, trouvant le morceau « romantique » pour que Fred lui trouve enfin un son. « Et ça ne pouvait être que Donal pour jouer dessus ! ».

De sacrées pointures


Car Fred Guichen sait s’entourer et a la chance d’être suivi par de belles pointures de la scène celtique.« J’étais très jeune quand j’écoutais Donal Lunny avec ses groupes Planxty ou The Bothy Band, et j’ai pu réaliser un rêve en 2014 au festival Yaouank quand on m’a donné carte blanche et que je voulais absolument qu’il soit là pour le fest-noz ; on a eu quarante minutes sans répéter, et hop ».
Et hop, la messe était dite. Comme à chaque fois avec Fred ; une fraîcheur, une spontanéité, une rage presque, un mystère souvent.« Les morceaux que je compose, je sais d’avance qui va les jouer ; j’écoute et je m’entoure de gens comme Jacques Pellen – à son propos, le jour où il arrête, moi aussi ! -, Erwan Moal, Sylvain Barou, Youenn Roue, Yann Pelliet, et tous les autres, parce que je connais leurs grandes qualités ; ensuite, je leur envoie mes morceaux quinze jours ou quelques petites semaines avant d’enregistrer, et en général, il n’y a qu’une prise et c’est la bonne ; de toute façon, s’il faut s’y reprendre à trois fois, c’est que ce n’est pas la peine d’insister »

En trio et au fest-noz


Parmi ses musiciens de prédilection, la violoniste Sylvaine Guichen. « Et pas parce qu’elle est ma femme mais parce que c’est une excellente violoniste ». Sylvaine aussi qui écrit l’introduction de « Dor an Enez », tout en poésie amoureuse. Et c’est à Johan, leur fils graphiste que l’on doit la pochette.
Dans le disque, un peu de musique expérimentale, des solos de guitare ou de flûte, un thème imaginé par Fred pour la cornemuse, parce qu’il a autant (ou plus) de plaisir à faire jouer les autres que d’être sur le devant. Et un joli doublé en hommage à Shane MacGowan formidable song-writter et leader des Pogues, avec les morceaux « Call to Ireland » et « Son of Tipperary ». « Quand je l’ai entendu pour la première fois, j’avais 14 ans et ça m’a pété la tête, je l’ai tout de suite adoré ».
Natif des territoires plinn et gavotte mêlés, et après avoir voyagé dans le monde entier, Fred revient à ses premières amours et on le retrouvera en trio et au fest-noz avec Erwan Moal et Sylvain Barou,

https://lemultimedia.info/2018/04/19/de-lislande-a-la-caledonie-fred-guichen-ouvre-les-portes-du-paradis/

https://www.paris-move.com/reviews/fred-guichen-dor-enez-la-porte-de-lile/ :

Rien qu’avec le titre, vous l’aurez deviné, cet album de l’accordéoniste breton Fred Guichen qui renouvelle le genre depuis les années 90, est une véritable pépite qui offre un voyage musical 100% celte, et cela nous fait beaucoup de bien! Et quand je dis ‘celte’, c’est simplement que cet album va chercher ses sonorités bien au-delà de la Bretagne. On y trouve des mélodies typiques qui s’approchent de ce que l’on peut parfois entendre sur des productions irlandaises, écossaises ou galloises, mais avec ce petit truc en plus, indéfinissable, qui est la signature discrète et talentueuse de Fred Guichen.
Il y a longtemps que la Bretagne produit de merveilleux musicien. On pense bien sûr à Dan Ar Braz et quelques autres… Fed Guichen est dans cette lignée des musiciens pour qui l’aventure musicale, si elle commence par les voyages, ne trouve son aboutissement à la table que sur une écriture en profondeur.
Et preuve que contrairement à l’image parfois d’instrument ringard ou réservé aux personnes âgées que véhicule le “piano à bretelles” dans l’hexagone, Fred Guichen a imposé une reconnaissance internationale à l’accordéon. A preuve, Fred Guichen est un musicien qui s’exporte bien: Karachi, Lahore, Islamabad au Pakistan, Jakarta, Singapour, Phnom Phen et Angkor au Cambodge, Moncton au Canada, Taipei à Taïwan, Tahiti en Polynésie, Tokyo au Japon, Norfolk UK, New York… Respect, n’est-ce pas…?
Alors, même si vous êtes allergiques à la Bretagne, cet album vous donnera envie de partir au pays du Chouchen, d’y rencontrer ses habitants, de participer aux fest noz, et enfin de terminer la nuit à contempler la mer.

Thierry DocMac
Bayou Blue Radio – Paris-Move

 

 

Le Télégramme Publié le 04 novembre 2013

Lors de ses multiples collaborations avec son frère Jean-Charles (notamment au sein d’Ar Re Yaouank), Fred Guichen a déjà marqué la musique bretonne d’une empreinte profonde. Quinze ans après « La lune noire », l’accordéoniste diatonique propose un nouvel album sous son nom. Avec son équipage expert (Jacques Pellen et Dan Ar Braz aux guitares, Jean-Michel Veillon aux flûtes, Ronan Le Bars au uillean-pipes, Sylvaine Guichen au violon et Pat Péron aux claviers), il emporte l’auditeur dans un « Voyage Astral », parsemé d’aventures et de rencontres. Le Costarmoricain possède une virtuosité rare, qu’il met toujours au service de la beauté des thèmes et des mélodies qu’il compose. Le chant des baleines (« Océan ») donne le départ d’une odyssée instrumentale aux confins de la mer et du ciel. Fred Guichen glisse des influences irlandaises et écossaises (« Gordon Duncan ») dans des pièces s’apparentant parfois à de la musique de chambre (« Ascension »). Les danses y sont bienvenues, à l’instar de la rayonnante « Valse à Johan ».

Frédéric Jambon

« Le Voyage Astral » (Paker Prod/Coop Breizh)
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/ig/loisirs/musique/fred-guichen-04-11-2013

Chronique Album  » Le Voyage Astral » Par Stephane Fougère .

rythmes-croises-org-fred-guichen-le-voyage-astral

Fred GUICHEN – Le Voyage astral www.rythmes-croises.org/fred-guichen-le-voyage-astral/
Stephane Fougere
Fred GUICHEN – Le Voyage astral (Paker Prod. / Coop Breizh)
Pour un musicien, il y a un temps pour partir à la conquête du monde avec un groupe de potes qui cassent la baraque et se font un nom, et il y a un temps pour se poser, se regarder en face et se demander qui on est vraiment. Parce qu’on ne peut rester toute sa vie un « yaouank » ni passer son temps en famille, avec son frère, il faut à un moment cultiver son propre jardin, chercher (et tant qu’à faire trouver) qui on est, à travers ce que l’on ressent réellement au fond de soi. C’est ainsi que l’heure de l’introspection a sonné pour Fred GUICHEN.
Pour ce faire, l’accordéoniste de l’Argoat n’y est pas allé par quatre chemins et a choisi de « sortir de son corps » pour mieux creuser son âme, tenter cette expérience que l’on nomme « voyage astral ». De cette expérience « tripale », Fred GUICHEN a ramené des sensations, des émotions, bref des choses à dire qui l’ont poussé à enregistrer un album solo qui ne ressemble pas à ce qu’il a pu faire à l’époque avec les YAOUANK, ni avec son frangin Jean-Charles.
Ce n’est pas une première, plutôt une récidive. Il y a quinze ans, le virtuose du diatonique avait déjà effectué un premier recueillement sous La Lune noire. Le voici désormais prêt à aller plus loin, plus haut, vers d’autres étoiles, avec pour tout viatique son clavier à bretelles. Avec cet album, Fred GUICHEN prend donc les voiles, loin des guinches des festoù-noz, et livre un recueil de onze compositions à écouter chez soi, au coin du feu, dans sa chambre, où vous voulez, l’esprit libre et les sens en éveil. Ce n’est assurément pas de la musique à danser, même si celle-ci – atavisme oblige – nourrit certaines compositions de ce Voyage astral. Après tout, rien n’empêche de méditer en tapant du pied, non ?
Bref, si le premier opus de Fred GUICHEN était lunaire, celui-ci se veut océanique. Notre musicien argoatien se fait significativement plus armoricain, laissant les bocages pour le littoral, voire au-delà. C’est en effet sur un fond de chant de baleines que Fred anime son clavier de ses doigts fertiles (Ocean). Le voyage commence sur la mer et, à la faveur des caprices des éléments, délaisse les lignes d’horizon pour effectuer un décollage vertical (Ascension, et ses douze minutes « en chambre »).
A chaque étape de son voyage dans cette autre dimension, Fred GUICHEN se trouve des compagnons de route, un ou deux à chaque fois, pas plus. Son clavier croise ainsi les subtiles cordes de Jacques PELLEN et de Dan AR BRAZ, se fait porter par le souffle de la flûte traversière et des tin whistles de Jean-Michel VEILLON, décuple son chant au contact de l’uillean pipes de Ronan LE BARS, glisse sur les nappes de claviers de Patrick PERON et baguenaude dans les sinuosités du violon de Sylvaine GUICHEN.
Tous traversent les dimensions astrales avec un sens poétique aiguisé, transperçant l’Ombre des brumes, pour monter au ciel sur Des bulles et peindre avec les Couleurs de l’Infini avant de nous inviter à franchir « la porte rouge », derrière laquelle on peut enfin voir… la Lumière.
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Les magnifiques illustrations de pochette et de livret réalisées par David PELLET dans un registre figuratiffantastique jouent précisément de cette connexion tacite entre la mer et le ciel : les vagues de la tempête s’enroulent et tourbillonnent (comme les notes de l’accordéon « guichenien ») à tel point qu’elles forment des volutes sidérales, des trouées galactiques. Une seule illustration nous ramène sur Terre, en plein monde celtique évidemment, dans les Highlands écossaises, qui ont apparemment inspiré les titres Gordon Duncan et Loc’h. Car toutes ces rêveries astrales ne font pas oublier à Fred GUICHEN le sens du rythme de la danse, comme en témoignent des titres tels que Lady Dance, Valse à Johan ou The Red Door.
Au cours de ce Voyage astral, Fred GUICHEN combine donc les enivrements de l’esprit aux griseries du corps, tout en s’affranchissant avec sagacité et délicatesse des figures imposées par les genres, qu’il s’accapare à sa façon selon les contours et les humeurs de sa vision intérieure. Voilà assurément un disque à part dans toute la discographie bretonnante à base d’accordéon, mais qui n’en reste pas moins accessible et qui saura titiller les papilles auditives de tout mélomane avide d’aventures en quatre dimensions.
Stéphane Fougère .

L’Echo de L’Argoat :

Le Voyage Astral. C’est le nom du dernier album de Fred Guichen. Avec un titre aussi inspiré, il fallait s’attendre à quelque chose de différent. C’est le cas. Fred Guichen continue d’explorer de nouveaux horizons. « J’ai réalisé quelque chose d’intime, d’initiatique. On se pose tous, un jour ou l’autre, cette question de savoir le sens la vie, à quoi ça sert, qu’est ce qui va se passer… C’est un peu tout ça le voyage astral, un trip sur le fait de sortir de son corps ». Fred Guichen est allé chercher au plus profond de lui un message et des sensations qu’il veut faire passer à son public. Et ça marche à merveille. On entre, avec le Voyage Astral, dans une autre dimension.
Une brochette de musiciens
Le virtuose du diato exprime une très grande sensibilité musicale et nous plonge dans des genres très différents, allant jusqu’à flirter avec le classique, le jazz, le blues. On n’est jamais loin non plus de l’univers Tiersen. Et quelques secondes d’écoute suffisent aussi à identifier les grands musiciens qui accompagnent Fred Guichen sur son nouvel album, tant ils ont un style, des sonorités et une façon de jouer reconnaissables entre mille : Dan Ar Braz et Jacques Pellen aux guitares, Ronan Le Bars au uilleann-pipes, Jean-Michel Veillon à la flûte, Patrick Péron au clavier et Sylvaine Guichen aux violons…
Après la lune noire…
L’accordéoniste de l’Argoat avait sorti La Lune Noire en 1998. « C’était ma première expérience de ce type, à 25 ans. Aujourd’hui, j’en ai 40 et je produis le deuxième volet. Ça fait dix ans que je travaille sur ce projet et j’ai réuni plusieurs amis musiciens pour créer un face à face musical entre moi et eux ». Fred voulait « aller à l’essentiel, établir un dialogue entre quelques artistes, sans trop d’effet ».
Le Voyage Astral, c’est aussi, pour Fred Guichen, l’occasion de se poser : « C’est ce que je suis aujourd’hui. Quand tu as 15 ans, tout va à fond, faut que ça bouge, tu envoies et il faut mettre le feu. Mais à un moment donné tu dis stop, tu résistes au trop speed, à cette tentation de vouloir tout zapper, tout le temps. Là, j’ai eu envie de raconter une histoire et ça m’a détendu », détaille Fred Guichen. Mission accomplie donc pour l’artiste qui voulait faire un disque sans forcément vouloir le jouer en public ou sur scène.

http://www.lechodelargoat.fr/2013/11/03/le-voyage-astral-le-nouveau-cd-de-fred-guichen/

Fred Guichen 001 Web photo © Eric Legretfred-guichen

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